Le Thé de Chine : Baisha, Hainan
Thé vert, thé noir : la différence ?
Vous êtes prêts pour le spoiler ? C'est exactement le même thé. Il est simplement préparé de façon différente. Le thé noir, c'est du thé vert fermenté. C'est fou, non ? Non ? Ok. (C'est le problème avec la vérité : elle a le don de décevoir les gens qui s'attendaient à un complot.)Comment vérifier la qualité du thé ?
Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails, mais à Baisha, ils ont quelques préférences :
- Des feuilles entières. Ça veut dire qu'il n'y a pas de débris un peu partout une fois servi. (Contrairement à certains mélanges vendus en sachet, qui ressemblent davantage à de la sciure ayant eu une enfance difficile.)
- De jeunes feuilles. Et oui, il y a différentes récoltes. La première est celle des jeunes feuilles, sur le dessus. Plus on descend, moins on est dans la qualité. (La vie est injuste, mais au moins elle est cohérente.)
- Un traitement rapide. Le thé noir, c'est dans la journée. Le thé vert, c'est au max dans la semaine.
Comment servir le thé ?
Chaque thé a une température recommandée. En général, vous la trouverez sur le paquet. (Bon, si vous n'avez pas le paquet, vous êtes dans la situation de l'explorateur sans boussole : techniquement libre, pratiquement perdu.)
- Le premier ajout d'eau, c'est juste pour nettoyer.
- On ne laisse le thé qu'un court temps dans l'eau.
- On boit et on recommence. 7 fois.
Combien de grammes ?
- 8 grammes pour se la jouer à la Chinoise.
- 4 grammes si vous préférez une version plus légère.
Voilà.
Vous savez maintenant tout ce que j'ai appris en une après-midi dans les champs de thé de Baisha.
Ce n'est pas grand-chose , mais c'est plus que ce que je savais en me levant ce matin — et c'est, paraît-il, la définition même du progrès.
Voici la chute, dans la continuité du style Pratchett :
À bientôt, dès que j'en saurai plus ! (Ben oui, on va quand même essayer de l'exporter en France, hehe.)
Ce qui, soyons honnêtes, pose un certain nombre de questions logistiques. Exporter du thé de Hainan vers la France, c'est un peu comme envoyer un pingouin faire un stage chez les Bedouins : l'intention est louable, le voyage est long, et personne n'est tout à fait sûr du résultat.
Mais l'humanité a bâti des empires sur des paris plus douteux, alors pourquoi pas.
Il y a fort à parier que les Français, une fois convaincus, feront ce qu'ils font toujours : ils en parleront avec passion, le serviront avec cérémonie, et finiront par expliquer aux Chinois comment on fait le thé.
C'est leur manière de rendre hommage.
Bref. Affaire à suivre. Et si ça marche, vous pourrez dire que vous étiez là avant tout le monde — ce qui, dans le monde du thé, est à peu près le seul avantage réel d'être en avance.






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